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Que sera la Côte-d’Ivoire après 2020 ?

Que sera la Côte-d’Ivoire après 2020 ?
Qu’adviendra des chapelles politiques après leur icône?

De 1960 à 1990, soit 30 ans après l’indépendance, la Côte d’Ivoire a noué avec le multipartisme qui était une aspiration forte du peuple pour briser le dictat du parti unique.

De 1990 à 2020, soit 30 ans après la promulgation du multipartisme, la Côte-d’Ivoire peine à gagner la stabilité tant les partis politiques souffrent du dictat de l’ethnie de leur leader.

Dans mon entendement naïf et juvénile, 2020 devrait renouveler la classe politique et rompre avec le paradigme de l’ethnicisation des partis politiques, que nenni, voilà que nous allons vers un remake de 2010 à quelques détails près.
Bédié candidat du PDCI, Ouattara RHDP et Gbagbo FPI…

Il est claire que pour 2020, c’est raté pour la nouvelle génération, à dessein ou de circonstance selon le parti où l’on se trouve, mais la messe est dite pour les jeunes qui devront attendre après 2020.

Que nous réserve donc l’après 2020 ?
Que sera le PDCI sans Bédié, le RHDP sans Ouattara et le FPI sans Gbagbo?

De toute façon le problème non résolue en 2020, le sera de gré ou de fait après 2020, nul n’étant éternel.

Le FPI qui aura sans doute pour candidat Gbagbo en 2020, est déjà enclin à l’implosion, sans même attendre que le leader ait tiré sa révérence.
Gbagbo n’est qu’en privation de liberté que son parti est déjà tiraillé entre la branche fidèle dirigée par Assoa Adou, le renouveau par Affi, la dissidence muette par Simone et la jeunesse indépendantiste par Blé Goudé sans oublier le précurseur Mamadou Koulibaly.

Le RHDP, était en passe de réussir le transfert à une nouvelle génération dirigée par AGC qui a été malheureusement rappelé à Dieu à 61ans, ramenant ainsi le RHDP au carrefour des aspirations du peuple; à savoir le renouvellement de la classe politique et la rupture d’avec l’ethnicisation des partis politiques.
Voici qu’à l’idée de trouver un remplaçant à AGC à la candidature, à la primature et au directoire du parti, la machine semble grippée.
Qu’adviendra de l’unité après Ouattara, parmi ces cadres: Amadou Soumahoro, Patrick Achi, Hamed Bakayoko, Adama Bictogo, Kandia Camara, Tiemoko Yadé, Adjoumani, Anne Ouloto, Raymonde Goudou…, après que Soro et Amon Tanoh aient pris leur indépendance?

Que dire du vieux parti, mère du RDR et de l’UDPCI, fondé en 1946 le PDCI a tenu à l’épreuve du temps avec deux leaders du même groupe ethnique qui se sont succédés, après avoir réussi à enfouir la frustration de Philippe Yacé fils de Jacqueville, fidèle compagnon et successeur ultime d’Houphouët doublement évincé brusquement de la Presidence de l’Assemblée Nationale et du Secrétariat Général du PDCI en 1980, le réduisant au silence jusqu’à sa mort en 1998 soit un an avant le coup d’état de 1999.
Le PDCI au même titre que le FPI et le RHDP, saura-t-il réussir le pari d’un transfert non ethnique à une nouvelle génération après 2020?
Ce ne sont pas les bisbilles récentes entre Guikahué et Billon qui pourront rassurer, là où KKB est devenu grincheux tandis que les autres jeunes du parti observent en silence le vieux mener son ultime combat pour tomber l’éléphant dont chacun se fera fort de tailler sa part selon la longueur de son couteau avant que les forces du vieux ne l’abandonnent.

La Côte d’Ivoire est vraiment à la croisée des chemins.
Il va falloir mener, des réflexions profondes qui transcendent les rivalités politiques et les clivages ethniques pour construire une vraie nation; La Nation Ivoirienne.

Excellent dimanche à tous, dans la paix. #KO

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